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Commentaires

Jeudi 17 janvier 2008

Connaissez-vous le cinéma australien ?
Crocodile dundee, babe, priscilla folle du désert, muriel me sont restés en mémoire.
Un nouveau film australien envahit les écrans : minuscule invasion car  joué dans 25 salles seulement, mais je gage que la bouche à oreille va faire de ce petit film , un objet culte.
Dancing queens est un faux documentaire sur deux écoles de danses rivales qui préparent un concours de danse. 
Ce film est délicieux , sans grande prétention, ni démonstration. Il m'a fait beaucoup rire, les personnages sont bien dessinés et agréablement caricaturé. Le mauvais goût et le kitch sont ici convoqués et presque même sublimé c'est dire.
Derrière la moquerie ( parfois grinçante ) , il y a aussi  beaucoup de sensibilité, je me suis attaché aux personnages. Les enfants ici sont un peu les marionnettes d'adultes aigris et revenchards. Le film porte  différents degrès de lecture. Il est donc très riche. Il questionne derrière le rire , sur ce qu'est l'enfance, sur la projection des adultes sur leur progéniture. S'ajoute la dimension sous fond drôlatique de la définition de la danse, du divertissement, de l'art quand les gens s'en emparent. 
La construction très docu-fiction  nous piège avec délice, nous suivons les différents épisodes jusqu'au point final. 
Ce film, simple est jubilatoire, garanti de passer un agréable moment.
Vous avez aimé little miss sunshine, vous allez adorer  Dancing Queens.
Attention si vous allez voir ce film , attendez la fin du générique, une surprise vous attends qui vaut plus que le détour.

par elliot publié dans : kul' ture communauté : Fourre-tout * inclassable
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Jeudi 6 décembre 2007

Trop espérer c'est se préparer des déceptions.*
Alice Parizeau

*J'attendais avec impatience la version "lanterne magique" d'à la Croisée des Mondes , adaptée de la célèbre trilogie de Philip Pullman ( archi connue dans la sphère anglo-saxonne ).
En grande Bretagne, des thèses, des feuilletons radiophoniques, et même une pièce de théâtre montrent que l'oeuvre est forte.
Philippe Pullman est là bas un "maître de la littérature jeunesse".Souvent, nous pourrions penser qu'écrire pour les enfants et les jeunes , c'est un peu rien que de la niaiserie.
Et pourtant. Les auteurs profitent justement de ce manque de considération chargée d'ignorance  pour s'exprimer avec beaucoup plus de liberté.
Philippe Pullman nous offrait ainsi une quête sombre, exaltante et finalement spirituelle.
Voici l'histoire en quelques mots.
Nous voici à Oxford, nous suivons les aventures de Lyra , jeune fille de 12 ans, garçon manqué qui aime jouer avec les enfants "gitans". Ici les êtres humains sont tous accompagné d'un daemon ( lire démon!), sorte d'âme incarné en animal. Des enfants disparaissent enlevés par des enfourneurs! Roger, le meilleur ami de lyra disparaît.La jeune fille yra jusqu'au royaume du Nord pour le retrouver.
AVERTISSEMENT.( Ne lisez pas ces lignes si vous avez envie de voir le film ).

Quelle honte. Ils ont  défiguré l'oeuvre de Pullman. Je ne retrouve pas l'âme épique et la philosophie de cette saga.

1 )  Arrêter de tout expliquer dès les premières images. C'est insultant.
2 )  cesser ce montage à la hache, digne de massacre à la tronçonneuse
3 )  perdre notre temps pendant le premier quart d'heure ennuyeux
4 )  Mais ou est la direction d'acteurs ?
5 )  Nicole Kindman très binaire, manque cruellement de complexité.
6 )  Ah l'allégorie de l'aliéthomètre... un peu court les images rêvées.
7 )  Que tout ceci est glacé , froid, manque d'incarnation. 
8 )  Les nombreuses infidèlités au livre ne sont même pas assumées.
9 )  un to be continued très " feux de l'amour" insipide 
10 ) devient un simple divertissement pour les 8-12 ans.
11 ) Le monde des ours est bien rendu , les effets spéciaux sont incroyable.
12 ) Quoi qu'il arrive, allez lire les romans, et vous verrez la différence.

J'attendais sans doute trop ! Me voila donc puni ! 



par elliot publié dans : kul' ture
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Mercredi 28 novembre 2007

Recevoir le plein d'émotions au cinéma ! Je paierais cher pour que cela m'arrive  plus souvent !!! Hélas ou tant mieux , cela déboule rarement.
J'ai rencontré Wong kar- Wai sur la toile  par hasard ! 
Je me souviens, l'affiche de son film  m'avait déjà aguiché l’œil !
C'était " In the mood for love" . Et là prends ta claque dans la tête ! 
J'en suis sorti KO ! Le thème (musical) fût à  jamais gravé dans ma mémoire. Persistance auditive, dès que j’entend cet air , je fonds ( presque ) en larmes ( à ce sacré ancrage chers à nos amis les psys ) .
Ce film c’était la beauté du sentiment à peine dévoilée, la retenue qui contient le flot! Très grand moment de cinéma !!! Une bulle à rêver ! 
Quand j'aime une fois j'aime pour toujours ! 
A partir de là , j'ai suivi le travail de ce réalisateur ! 
Je me suis perdu  avec 2046, je crois même que lui même ne savait pas vraiment ou il allait.
Et puis , depuis quelques jours , le tic tac de la sortie de son nouveau long métrage  attise en moi tous les appétits .
Premier jour, première séance à 14h00 , me voila dans la salle obscure pour retrouver l'univers, en avoir aussi pour mes oreilles , la version originale s'impose de fait à moi ! 
Je voulais être vierge de toute pollution m'empêchant de savourer !  Je n'ai donc pas regarder la bande annonce de ce film ! 
M'enfin , j'ai bien commencé à zieuter les critiques ! Ils z'aiment moyen , bof,bof ).  
Je me consolerais à baver devant Jude Law , si le film n'est pas  à la hauteur des promesses.
Wong kar-wai découvre les Etats-unis et nous raconte les érrances ( façon road movie presque immobile ) d'une jeune femme ( Norah Jones) sous le choc d'une rupture ! Elle tentera de cicatriser , de se connaître au contact de ceux et celles qui se trouveront sur son chemin ! 
C'est un très beau film !
Un très bel objet cinématographique. Nous entrons dans ce cinéma ou la réalité pour ce qu'elle est complètement inexistante ! Tout ici est digéré , re-crée, ré-inventé . C'est du pur film de studio !  La lumière est renversante ( les fameux néons, le bourdement onirique de la ville par ses métros, le rouge, le vert ). 
Les objets sont nombreux , omniprésents, créent ainsi la fameuse "atmosphère " des films du metteur en scène ! Les décors ultra minutieux qui racontent le négatif des personnages. 
Mes yeux se sont régalés ! 
La narration est très construite , parfois inégale !! ( des longueurs parfois qui nécessitera la pleine possessions de vos moyens pour voir le film ) .
Norah Jones fait ses premiers pas au cinéma ! 
Elle est belle et fraîche.
 Le cinéaste la dévore de son oeil enflammé !! Mais n'est pas qui veut maggie Cheung !! La jeune comédienne se fait croquée toute  crue. Certes la candeur est la naïveté incarne le personnage, nous sentons parfois la comédienne un peu perdu dans son jeu. Nathalie Portman, Jude Law sont parfaits.
 Le son est toujours très présent dans  l'oeuvre du cinéaste . Vous découvrirez même certaines réminiscences !  ( chut , je vous en dis déja trop ) . 
On lui reproche de faire toujours le même film depuis quelques années .
 Et alors ?  C'est effectivement  le même univers esthétique et un thème existentiel  : l'amour et la quête de soi
Wong kar-wai est tel l'artisan qui façonne inexrablement pour créer " la pièce" , ou l'artiste d'art contemporain obnubilé par les mêmes obsessions toute  sa vie ! 

Moralité
: c'est vraiment très plaisant à regarder , un brin mélancolique, romantique certainement ! Hélas je n'ai po ressenti de grosses émotions ! Le coeur ne s'est pas serré , je ne flottais  pas à 10 cm du sol ! Je vous le conseille vivement cependant ! Et n'hésitez pas à me laisser des commentaires pour celles et ceux qui l'aurez vu ou aurez l'intention de le voir !!! 
Bon film !!!

par elliot publié dans : kul' ture
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Lundi 26 novembre 2007

Aimer à perdre la raison
Aimer à n'en savoir que dire
A n'avoir que toi d'horizon
Et ne connaître de saisons
Que par la douleur du partir
Aimer à perdre la raison

Ah c'est toujours toi que l'on blesse
C'est toujours ton miroir brisé
Mon pauvre bonheur, ma faiblesse
Toi qu'on insulte et qu'on délaisse
Dans toute chair martyrisée

Aimer à perdre la raison
Aimer à n'en savoir que dire
A n'avoir que toi d'horizon
Et ne connaître de saisons
Que par la douleur du partir
Aimer à perdre la raison

La faim, la fatigue et le froid
Toutes les misères du monde
C'est par mon amour que j'y crois
En elle je porte ma croix
Et de leurs nuits ma nuit se fonde

Aimer à perdre la raison
Aimer à n'en savoir que dire
A n'avoir que toi d'horizon
Et ne connaître de saisons
Que par la douleur du partir
Aimer à perdre la raison

Louis Aragon  mis en musique par "Jean Ferrat"
par elliot publié dans : kul' ture communauté : Fourre-tout * inclassable
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Lundi 19 novembre 2007
(...)
Non je ne me souviens plus
du nom du bal perdu.
Ce dont je me souviens
ce sont ces amoureux
Qui ne regardaient rien autour d'eux.
Y'avait tant de lumière,
Avec eux dans la rue,
Alors la belle affaire
Le nom du bal perdu.
Non je ne me souviens plus
du nom du bal perdu.
Ce dont je me souviens
c'est qu'on était heureux
Les yeux au fond des yeux.
Et c'était bien...
Et c'était bien.



Chanté par Bourvil ( Paroles: Robert Nyel. Musique: Gaby Verlor  ) 
Reprise par Victoria Abril dans son album Olala.
par elliot publié dans : kul' ture
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