C’est Avril qui défile tranquille, posant un léger hâle sur les corps qui frémissent et qui
N’osent à peine se dénuder.
J’aime le printemps, le temps des jonquilles, des tulipes, des massifs impeccable dans les jardins publics.
Je ralentis l’allure. Depuis quelques temps tout s’est mis à accélérer. Une surcharge de travail dans mon activité professionnelle. Fais le bilan : j’ai simplement travailler 7 jours sur 7 tout le mois de Mars. Je suis en colère contre mon employeur, mais je n’ai pas osé dire non. Non par peur de représailles mais sans doute par orgueil de me sentir utile au développement de la structure. Je me leurre, je le sais bien. Le monde continuera bien sans moi. Et puis mon esprit était occupé à élaborer, conceptualiser, organiser.
Epuisé, éreinté, le corps las, au bord de la rupture physique, le manque de sommeil.
Trois jours pour dormir, réguler, rêves étranges ou mon cerveau range stocke et jette.
Je suis à la croisée des chemins. Le temps des choix. 4 mois maintenant, la vie sans cheyenne.
Heureux d’avoir aimé et être aimé. Peur d’aimer à nouveau.
Je continue à travailler la terre de mon jardin intérieur.
Besoin de rupture, m’attaquer à un nouvel os à ronger.
Le 2 juin je pars pour le Sud, enfin ! Revoir la mer, m’embarquer pour une nouvelle saison, pleine de surprises, d’aventures.
J’ai besoin de respirer un air neuf.
Quitter Lyon pour de bon m’effleure, recommencer une vie de nomade m’excite. J’hésite et encore résiste. L’heure des choix, choisir c’est renoncer, accepter de perdre, mais c’est surtout avancer, se transformer, grandir.
(…)
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