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Commentaires

Samedi 16 septembre 2006

Vous commencez un récit, non pas que je souhaite vouloir vous prendre pour des lecteurs sans cervelle, mais je trouve important de vous donner quelques indications de lecture !( je suis un peu soupe au lait moi des fois quand même ) . J'écris un peu dans le vrac , ouvrant de nombreuses boites ( comme les poupées russes ) , je raconte et vlan, un truc sort et je me sens obligé de l'évoquer ( sans forcément un rapport direct au récit ! ) . Je peux donc vous perdre .
Deux couleurs  donc pour suivre  le fil et éviter les noeuds : vert foncé pour l'histoire et orange pour les z'hors sujets .Bonne lecture

Vendredi : Enfin le grand moment des retrouvailles avec  celui que j'aime (  cheyenne ) .

Nos corps absents  depuis le 20 Mai .
 16.12 , je monte dans le train à grande vistesse qui va m'emporter loin, loin  dans le grand ouest . Du monde dans la rame. I  ya toujours du monde quand je prend le train ( étrange ) .
 J'ai emporté avec moi de la lecture . Mais je ne lirais pas finalement . J'ai trouvé un bon pretexte , mon siège n'est pas orienté dans le sens de la marche, situation fort inconfortable et générant  même de la migraine !!! ( sisi) .  Nous avons souvent de très bonne raisons " pour ne pas faire " !!!  Je ne veux pas lire. Pourtant , il y a toujours un livre qui m'accompagne ou que j'aille .
Je ne pouvais pas partir retrouver l'homme que j'aime sans prendre tout contre moi  un roman . Au fin fond du moi , je savais bien que j'allais revenir avec un livre offert par cheyenne . Il m'en fallait quand même un !
 Celui ci s'intitule (  ça change de ce nommé , ou s'appelle, mot  trouvé dans le dictionnaire des synonymes )  le livre des jours de Michael Cunningham . Cet écrivain est l'auteur des "heures" qui deviendra " the "hours"  chef-oeuvre cinématographique de mon panthéon cinéphilique .
 Les bagages croulent un peu de partout . La voix du contrôleur nous ( me) signale  que mes bagages doivent être étiquetés . Mince , ils ne le sont pas . Je ne pense jamais à le faire . Derrière les oublis , il ya toujours  de petites névroses ( dixit petit robert , affection caractériséee par des troubles affectifs et émotionnels, dont le malade est conscient mais ne peut se débarasser, et qui n'altèrent pas l'intégrité de ses fonctions mentales ) . Je n'aime pas  cette manière d'être fiché , j'ai l'impression d'être un code barre , un objet  défilant sur tapis noir dans un aéroport international . Etrangement, à chaque montée de train  , quand la grosse voix m'implore d'estampiller mes bagages, de légères sueurs froides apparaissent , avec cette sensation gênante de transgresser .

 Le train file à fier allure maintenant. Nous sommes loin de la publicité pour le tgv ... avec leur prenez le temps d'aller vite .  Nous nous déplaçons sans doute à grande vitesse, mais je vais rester coincer ici pendant plus de quatre heures ,
 4.20 pour être rigoureux . Donc messieurs  les publicitaires , pouvez-vous arrêter de faire des pubs du tgv qui font rêver, ça m'énerve !

Dormir,  somnoler plutôt, se laisser envahir  par ce doux  tangage ( mouvement alternatif d'un navire dont l'avant et l'arrière plongent successivement ) . Mince,  la vérification orthographique m'amène à lire cette  définition . Imaginez donc le tangage d'un  tgv ... voguant sur les flots, brisant les vagues à plus de 300 kilomètres / heure .
 Elliot , tu divagues, t'évades loin , loin .
Ouvrir les yeux, l'un , puis l'autre. Conscience subite de s'être assoupi, légère panique d'avoir parler dans mon sommeil . Regarder autour de moi, pas de têtes ahuries ...ouf ... je fus silencieux . L'honneur est donc sauf ...
J'amuse à regarder de l'autre côté du train , histoire d'essayer de reconnaitre le paysage pour savoir ou je suis . A force d'emprunter la ligne, je peux parfois avoir quelques indices, l'autoroute qui lèche les voies , un tunnel , un lac , etc ... Hé, hé, hé , nous commençons à entrer en zone grande banlieue parisienne , le train bifurque, nous n'irons point z'à Paris mais direction Massy-TGV, prochaine arrêt de la grosse bête .

Le téléphone sonne , c'est mon cheyenne ! Il vient de sortir de son travail ( il s'occupe de deux enfants, deux et 4 ans ) , m'indique qu'il sent fortement la lingette au caca ( non ça c'est moi qui l'ai dit, lui parle tellement mieux que moi ! ), et  m'informe qu'il est parti faire quelques courses et s'efforcera d'être à l'heure pour me "réceptionner" en gare d'angers . Je sens le désir monter fort . Je réalise , je vais bientôt le voir , enfin  !!
   ( à suivre )

par elliot publié dans : Le journal fragmenté
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