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Mercredi 19 septembre 2007
Amélie Nothomb est un auteur prolifique.Elle publie chaque année avec la rigueur du métronome.
Le bal s’ouvrit avec  l’hygiène de l’assassin, son premier roman,  publié en septembre 1992.
Impossible donc d’y échapper. Ses romans sont partout, de tous formats, dans les gares, les aéroports, et même dans les temples de la consommation rapide.
Sa force de frappe réside justement dans cette omniprésence dans ces  lieux de passages ou les  lecteurs en qûete  d’occuper le vide d’un moment d’attente cherchent quelques minutes d’évasion. Ses romans sont courts et efficaces.
Nous pourrions donc lui  reprocher d’écrire au kilomètre et en  lorgnant le raccourci, nous pourrions penser qu’elle fait de son nom une marque de fabrique au détriment du style et du fond.
Pourtant, à chaque nouveau roman, il y a « une idée », « oui cette idée », qui embarque le lecteur vers l’inattendu. Nous dévorons, avides ces romans si bien construits, ou nous crions à la supercherie. Etrange, car mademoiselle Nothomb déclenche souvent des réactions tranchées, vives rarement en demie teinte.
 
Lorgnons vers   Ni d’Eve, ni d’Adam son dernier roman.
C’est donc un récit qui vous attend, plutôt qu’une auto-fiction.
Elle revient sur les terres de son enfance  déja développé dans " la métaphysique des tubes" : le Japon. Le récit complète son témoignage de stagiaire dans une entreprise nippone (relatée dans stupeurs et tremblements).
Nous continuons donc de suivre "amélie-san" dans les profondeurs de la société japonaise, ses codes, ses coûtumes qui la régissent. Une nouveauté cependant, notre romancière tombe sous le charme d’un jeune japonais a qui elle donne des leçons  particulières de «français ». Elle raconte cette romance si particulière et dépeint les mœurs et les adages de cette drôle de société.
 C’est hilarant. Bonheur de se délecter de mots qui font mouche. 
La narratrice, l’auteur, nous savons plus très bien, se dévoile plus qu’il n’y parait. Elle expérimente sous nos yeux ses premiers émois d’amoureuse. Et là nous accédons à cet indicible, si précieux en littérature  qui fait le bonheur du lecteur.
 C’est donc souvent touchant et toujours empli d’une pudeur extrême. C’est paradoxal pour cet écrivain que l’on juge facilement mégalomane.
Nous passons souvent du rire aux larmes.
Je vous recommande donc chaleureusement ni d’Eve ni d’adam, vous passerez un bon moment.
par elliot publié dans : kul' ture
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