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Mercredi 31 octobre 2007
Une fois n'est pas coutume, vla que je vais me mêler de musique.
Connaissez-vous Yael Naim ? Le titre "New soul" tourne sur les ondes et sur les chaines musicales de la TNT. Le clip est assez réussi. La jeune femme emmenage un appartement tout petit. Elle déroule de grands rouleaux et tapisse la pièce d'une immense image de lac et de nature. Elle installe une guirlande que l'on sort pour les fêtes de village le 14 Juillet. Et, les murs sautent, elle se retrouve au milieu du lac.
Je suis certain maintenant que cela vous parle . J'aime bien cette mélodie , j'ai voulu en savoir plus sur l'univers de Yael Naim. Je suis très agréablement surpris.
Surprise, car plusieurs textes sont écrit en hébreu. On se laisse aller à la rêverie, au lacher prise . C'est du doux son parfait pour les nuits noires et froides qui vont emplir les êtres jusqu'au prochain printemps encore trop loin. Ne ratez-pas une version  singulière de "toxic" rendue célèbre par la chanteuse Britney Spears.
Le CD tourne en boucle ,c'est le troisième passage à mes oreilles et ça résiste bien, pas d'ennui, cela me berce doucement.
par elliot publié dans : kul' ture
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Mercredi 31 octobre 2007

Il est l'heure de ma chronique de mercredi. Retrouvez-moi en direct entre 20h00 et 20h30 en direct sur CielTV. Un challenge , parler des reliques de la mort sans trop en dire ! Un rude exercice , voici donc ce que cela donne.

J’aime les défis. Celui qui m’attend est de taille.
 

Je vous parle ce soir du dernier volume des aventures d’Harry Potter : «  les reliques de la mort ».
Un septième et ultime volet comme l’avait souhaité dès le départ J.K Rowling : 7.
Depuis l’antiquité ce chiffre est considéré comme sacré. Il y a les 7 péchés capitaux, les sept vertus, les sept merveilles du monde, les 7 métaux et pour finir blanche-neige et les 7 nains.
Tout ceci pour vous dire qu'avec la créatrice des aventures de ce jeune sorcier, rien n’est fait au hasard, tout fait sens.
7, comme les sept années de la scolarité d’Harry Potter depuis son entrée à Poudlard décrit dans le premier roman : «  Harry Potter et l’école des sorciers ».
La romancière voulait conclure la saga avec l’entrée d’Harry à l‘âge adulte : chez les sorcier c’est 17 ans.
Autant vous dire qu’il n’y aura point d’Harry Potter 8 ; 9 ou 10.
Les reliques de la mort conclue donc le cycle, une bonne fois pour toute.
C’est assez réjouissant qu’un auteur accepte de tuer la poule aux œufs d’or. Elle avait prévu les sept volumes depuis toujours et écrit la fin dès le premier volume. Bien sûr cette fin a été réécrite. Elle voulait que le mot cicatrice soit l’ultime point final du roman. 
Il se trouve dans les trois derniers mots du roman pour être précis. Héhéhé oui c’est vrai j’ose ici un petit indice.
Je vous vois venir, trépigner, exulter,  derrière votre écran d’ordinateur à me lire.
Harry est-ce qu’il meurt ??? Qui triomphera donc ce combat à mort entre le bien et le mal ? Dumbledore était-il vraiment mort ?
Je ne vous dirais rien, même sous la pire des menaces, ou la plus recherchée des tortures.
Non, non, non, il faudra faire comme tout le monde lire les quelques 800 pages des reliques de la mort.
Voici donc quelques conseils pour affronter donc l’ultime manuscrit tant attendu.
Il faut lire ou relire à partir du troisième épisode, sinon vous serez perdu.
Il est conseillé de lire lentement le livre, déguster jusqu’à la moindre goutte, rester le plus longtemps possible avec harry ,hermionne et ron, car la fin est éprouvante et extraordinaire. En lisant tranquillement, le désir monte, l’excitation culmine.
Les 100 dernières pages sont ébouriffantes. Les révélations s’accumulent, tout s’explique enfin, tout est en résonance,  en écho. Le tout prend enfin forme au bout de ces 7 volumes. On se dit, ah oui, mais bon sang c’est bien sûr ! Et j’ose le mot c’est assez jouissif !
 
Pourquoi Harry Potter ça marche sur moi, sur vous, sur les enfants, les ados et les adultes ?
Nous sommes plus de 1.5 million à l’avoir acquis en 48 heures. Tout n’est pas que commerce ou du simple marketing, je n’y crois pas … «  la vérité est ailleurs !! » Mais ou donc ?
 
C’est tout d’abord l’univers du conte qui est convoqué ici.
Prenez aussi une bonne dose d’univers magique pour s’évader et sortir du quotidien.
Ajouter aussi quelques grands mythes ici re-digéré sur la dualité du bien et du mal, ( finalement pas si manichéenne, la quête initiatique, avec la fameuse question : «  grandir oui mais pourquoi faire ? ».
Et surtout utiliser, abuser même de  la mécanique huilée du feuilleton «  du soap  »   à l’américaine.
Car harry potter c’est aussi plein d’histoires dans l’histoire. Les enfants se régalent, les adolescents s’y retrouvent.
Après, soyons aussi lucide, JK Rowling est une romancière très maligne !!
Quand la saga a commencé à avoir du succès, par un étrange concours de circonstances, les romans ont commencé à s’épaissir .Elle délaya…nous perdre dans des aventures qui ralentissaient la « fameuse quête » d’harry. 
Il faut attendre le prince de sang mêlé ( sixième roman )  pour que le dimension tragique s’ancre à nouveau (enfin).
La romancière, même ici dans les reliques de la mort, ne craint aucun stratagème parfois simpliste et prévisible pour arriver à boucler la boucle des révélations. Excusons là ...un tout petit peu !!
Soyons honnête, d’un point de vue littéraire, harry ne va pas très loin, mais on s’en moque.
Nous, on se reconnaît dans Harry, finalement Jk Rowling parle de nous !
Alors moralité, osez plonger en toute sécurité dans l’univers d’harry Potter. Non ce n’est pas de l’arnaque, offrez le aux enfants, aux grands enfants que sont rester les adultes, aux séniors, aux chiens, aux chats, aux hamsters et autre canaries blancs ( si si ça existe !! ). 
J'ai achevé la lecture dimanche soir. Le dénouement de l’histoire est toujours en moi. J’ai eu du mal à quitter Harry. " Harry sort de mon corps tout de suite , ça suffit maintenant ! "
Je crois bien que je vais le relire très vite.
Bonne lecture à toute et tous !!
 
par elliot publié dans : kul' ture
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Mardi 30 octobre 2007
On ne met pas son passé dans sa poche ; 
il faut avoir une maison pour l'y ranger. 
Jean Paul Sartre
par elliot publié dans : Ma vie en citation
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Samedi 27 octobre 2007

La soirée est douce . Je perçois le voile protecteur de la nuit qui m'enlace.
 Ecrire sans crainte. Le phare veille au loin,  présence régulière et espacée. 
D'ordinaire, sa lumière m'aurait troublé, agressé. Elle m'apaise cette nuit. 
Je ne cherche plus à l'atteindre. Renoncer. Les mirages existent aussi en haute mer.
Ce qui compte c'est qu'il(s) veillent sur moi. J'ai besoin de ses sentinelles de la nuit. Je n'en croyais qu'une possible pour apaiser mes peurs. 
Je me trompais. Quelques lucioles brillent dans le ciel de ma solitude. Elles sont là depuis longtemps. Elles sont bienveillantes; là cachées. Je me croyais seul. Un ange a bien croisé ma route sur le chemin de mon far-west interieur.
 Oui moi l'athé , il me sied de croire aux anges ! Il reste  de mon enfance, les trucs de l'imagination. La mienne est fertile. Je me construisais des univers. Je persiste et signe décidemment avec l 'âge dit de raison . La réalité sans rêverie serait bien trop indigeste et bannale. 
J'ai aimé l'ange ou cheyenne, il avait de nombreux noms finalement. Enfin j'avais un être qui m'aimait pour ce que j'étais, un être avec qui tout se ressentait sans mots. L'ange est parti , me laissant bien seul avec tout cet amour prisonnié de mon coeur rougi par cette première fois d'oser lacher prise. 
Je n'étais pas seul, les petits fourmis m'ont baigné d'amour sans que je le repère. 
Car autant vous dire , qu'il fallait être sacrément rusé  pour m'offrir ce que je ne pouvais voir ou accepté. 
Aimer est complexe, multiple et protéiforme. 
Fallait donc aimer d'amour une fois pour comprendre ceci. Avoir aussi très mal au coeur. Les sentiments brulent quand on s'y plonge trop vite. 
J'aime l'adage qui  affirme : 
" ce qui ne tue pas rend plus fort".
Je crains que j'ai encore du pain sur la planche, la route pour (s)' aimer est encore sinueuse et longue, sans doute ornés de nombreux obstacleset d'infâmes pièges. 
J'avance à petits pas telle  la tortue  de La fontaine. 
" l'important n'est pas de courrir, mais de d'arriver à point". 
Tiens minuit m'accueille, cette nuit nous gagnons une heure de plus en france métropolitaine. 
Je viens de finir le septième volume d'harry potter: " les reliques de la mort".
Je vous en parlerais très vite . Mais simplement vous dire  que J.K Rowling sait admirablement jouer des mécanismes du conte pour nous éblouir avec cette fin inoubliable de la saga harry potter.

Bonne nuit ... un autre rêveur va m'accompagner dans mon lit : 
Mathieu Malzieu " la mécanique du coeur"

par elliot publié dans : Le journal fragmenté
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Samedi 27 octobre 2007
Littérature et cinéma forment souvent un couple épanouie et rayonnant.
Parlons donc de Paranoid Park 
c'est d'abord un  roman américain de blake Nelson. Cet auteur est réputé pour  ses histoires de jeunesadultes " post-pubères".
 
Le héros, jeune lycéen de 17 ans , est fasciné par le skate-park «  sauvage »  de Portland , Paranoid Park, où se retrouvent les meilleurs skateurs . c'est surtout un lieu à la marge de la societé , ou tous  les exclus de tout bord se retrouvent. 
Ses parents sont en train de se séparer. Les adultes se déchirent autour de lui. Il se laisse entraîner par un groupe de jeunes de la rue et se trouve mêlé à une bagarre durant laquelle un agent de la sécurité trouve la mort. Le héros s'interroge alors sur ses devoirs et la façon s'assumer les conséquences de cette nuit de cauchemar.
Le roman est en fait la retranscription d’une lettre, rédigée par cet adolescent dont la vie a basculé. L’écriture est donc sobre et très directe, proche du langage parlé. 
Elle colle aux différents états par lesquels passe son auteur, alternant épanchements et fragments saccadés. Ponctué de rebondissements, le récit livre progressivement ses révélations, maintenant le lecteur en haleine du début à la fin.
Gus van sant le célèbre réalisateur américain a choisi d’adapter à l’écran cette histoire.
Will hunting l’a fait connaître du grand public. En en 1998, Il execute un parfait et cynique copié collé de psychose, rebaptisé Psycho ! ( à éviter ).
Gus van sant opère un virage expérimental avec une trilogie (Gerry, éléphant et last days ) .
Le réalisateur se plonge dans paranoid park, d’abord car l’intrigue  se déroule à Portland, ville fétiche pour le metteur en scène ! Il y habite et a pris l'habitude d'y tourner tous ses films.
Récurrence chez lui, les comédiens sont tous amateurs, recrutés sur le net par un site de communauté virtuel : my space. 
Le héros du film semble sorti d'un tableau d'un autre âge.
Entrer dans ce film c’est définitivement perdre pied, c'est oublier toute  narration traditionnelle. Ici tout est fragment. Imaginer un tableau blanc, des bouts de papiers, des couleurs différentes s’assemblent de manière assez anarchique. Le récit après 15 minutes de pellicule prend forme. Gus van sant construit ses plans comme un peintre  ! Ses films ont donc une dimension esthétique indéniable ! Des séquences tournés en 8 mm viennent aérer le récit. ce sont des images de skate avec un travail sonore curieux et intensifie le récit ! A chaque séquence , une véritable aventure sensorielle qui vous plonge ailleurs.
 Ce film est à vivre comme une expérience !
Certains penseront qui ne se passe finalement pas chose dans ce film. Détrompez-vous !
Tout est ici entre les lignes, le cinéaste ose les répétitions, les plongées et contre plongées dans la narration. Le cinéasre nous invite dans sa logique, dans son unviers créatif et impose  une regard une ryhtmique contrainte , il est vrai . J'aime bien moi  quand ça me fait ça.
Finalement le film complète parfaitement le livre. Il est comme le puzzle à construire, alors que le roman suit la trace d’une confession écrite sur papier !!
Il s’agit du crime parfait ! Tueur malgré lui, nous entrons dans sa psyché, ses remords, sa lutte pour la survie.
Enfin ce qui frappe et qui fort salutaire je trouve c’est ce refus de la convenue à la fin du film.
Cela pour effet de tout faire valser : ainsi en soustrayant de son scénario la conclusion morale que toute l’hsitoire du cinéma nous a habitué à anticiper , c’est le pire ou le plus beau, des gestes révolutionnaire que Gus van sant s’autorise. Plutôt réjouissant dans notre monde  baignant dans le faux bons sentiments.
Paranoid park , à lire à voir selon l’humeur …
par elliot publié dans : kul' ture
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