Calendrier

Septembre 2007
L M M J V S D
          1 2
3 4 5 6 7 8 9
10 11 12 13 14 15 16
17 18 19 20 21 22 23
24 25 26 27 28 29 30
             
<< < > >>

Commentaires

Mercredi 26 septembre 2007
je vous invite à entrer  dans l’univers d’un jeune écrivain de 26 ans : Thibault de saint-pol.
Il publie son deuxième roman : Pavillon noir.
Jouons donc quelques instants au jeu  : quel est donc le sujet du livre ?  
Le titre nous donneraient  quelques pistes :  affaire de  piraterie , histoire de trésors, pillages, portrait d’un illustre flibustier, plongée dans les aventures maritimes du XVIIème siècle.
Rien de tout ça, ou presque. 
Il s’agit de l’histoire de Cyril, le pirate  le plus aguerri des temps modernes. C’est un pirate oui !
Mais complètement sédentaire, lui  vogue sur des océans virtuel et non sur la mer des caraïbes.
Cyril est un pirate informatique. Il est seul dans son repaire, coupé du monde réel ou presque. Seul, une femme, maria sera son lien avec l’humanité. Elle lui apporte  la nourriture Sans laquelle  il ne pourrait vivre.
Pour le reste, Cyril vit dans ce monde ou il est surpuissant, pouvant changer d’identité au grè des rencontres, gagner de l’argent si facilement, vivant  au dépend des autres. 
Le jeune homme  prépare un grand coup, l’ultime attaque qui fera de lui le plus  puissant, enfin reconnu des corsaires.
Mais Cyril entend des voix, se sent espionné, traqué .
Cyril pense « qu’ils arriveront bientôt » l’empêcher de mettre à exécution son plan.
Le jeune homme  consigne tout. Accumule tout. Toutes ses identités virtuelles sont rangées soigneusement tel un trésor au cœur de sa machine.
J'ai dévoré  furieusement les cinquante premières pages. Et là l’auteur embrouille les pistes, ouvre la focal et   le roman chavire, plonge vers une autre direction. 
Chut, il m’est interdit de vous la dévoiler au risque de gacher votre plaisir.
Thibault de saint Pol tisse sa toile  à s’appuyant  au départ sur un  simple fait divers.
Vous avez tous lu ou entendu ces histoires d’adolescents (essentiellement des garçons) enfermés chez eux, refusant tout contact avec la réalité, allant jusqu’à oublier de s’alimenter, finalement jusqu’à oublier de vivre. 
Tout cela finit au mieux par un internement et au pire par la mort.  Forme ultime d’appel au secours.
L’auteur bricole  une aventure de piratage informatique autour, lorgne vers l’univers de la psychiatrie. Il trouve ainsi un formidable terrain de jeu pour parler schizophrénie finalement.
Ici, vous rencontrerez une écriture technique, froide, glacée. Vous suivez ce jeune homme déterminé, haineux, imbu de lui-même, sûr de sa quête. Vous le mépriserez, vous l’admirerez car il franchit la limite de « l’honnête homme".
Il me manque une chose essentielle : la chaleur du romanesque. L’intrigue s’enlise, les éclairages nouveaux sont prévisibles.
Il manque de l’épaisseur, de la densité au récit. Je suis déçu par cette fin tronquée «  à l’amer goût d’inachevé ». Dommage.
Cet ouvrage est néanmoins instructif. Il aborde la question du réel, la problématique  de la toute puissance. Nous pouvons nous reconnaître dans ces thématiques plus que jamais dans « l’air du temps ».
Nous vivons parfois  dans un monde du repli sur soi. En sortant du cas pathologique du personnage :
Interrogeons-nous sur ce qui  pousse l’homme à s’oublier, à s’enfermer dans un monde qui n’existe pas, un monde qui repose sur une relation à l’autre tronquée  construite sur la présumé  bonne foi de celui qui est de l’autre coté du fil. 
 
par elliot publié dans : kul' ture
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mercredi 26 septembre 2007
 Pour qu'un amour soit inoubliable, il faut que les hasards s'y rejoignent dès le premier instant. *

"milan kundera"

* Elle me parle fort cette phrase. Elle m'accompagne dans ma réflexion du moment sur l'état amoureux". Aimer est le plus complexe des "états" de l'être. Car c'est une sorte de synthèse, un tout, un équilibre. Je me sens perdu dans tout cela. Il ne me reste qu'à faire confiance, cela sera pas si mal.
par elliot publié dans : Ma vie en citation
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mercredi 19 septembre 2007
Amélie Nothomb est un auteur prolifique.Elle publie chaque année avec la rigueur du métronome.
Le bal s’ouvrit avec  l’hygiène de l’assassin, son premier roman,  publié en septembre 1992.
Impossible donc d’y échapper. Ses romans sont partout, de tous formats, dans les gares, les aéroports, et même dans les temples de la consommation rapide.
Sa force de frappe réside justement dans cette omniprésence dans ces  lieux de passages ou les  lecteurs en qûete  d’occuper le vide d’un moment d’attente cherchent quelques minutes d’évasion. Ses romans sont courts et efficaces.
Nous pourrions donc lui  reprocher d’écrire au kilomètre et en  lorgnant le raccourci, nous pourrions penser qu’elle fait de son nom une marque de fabrique au détriment du style et du fond.
Pourtant, à chaque nouveau roman, il y a « une idée », « oui cette idée », qui embarque le lecteur vers l’inattendu. Nous dévorons, avides ces romans si bien construits, ou nous crions à la supercherie. Etrange, car mademoiselle Nothomb déclenche souvent des réactions tranchées, vives rarement en demie teinte.
 
Lorgnons vers   Ni d’Eve, ni d’Adam son dernier roman.
C’est donc un récit qui vous attend, plutôt qu’une auto-fiction.
Elle revient sur les terres de son enfance  déja développé dans " la métaphysique des tubes" : le Japon. Le récit complète son témoignage de stagiaire dans une entreprise nippone (relatée dans stupeurs et tremblements).
Nous continuons donc de suivre "amélie-san" dans les profondeurs de la société japonaise, ses codes, ses coûtumes qui la régissent. Une nouveauté cependant, notre romancière tombe sous le charme d’un jeune japonais a qui elle donne des leçons  particulières de «français ». Elle raconte cette romance si particulière et dépeint les mœurs et les adages de cette drôle de société.
 C’est hilarant. Bonheur de se délecter de mots qui font mouche. 
La narratrice, l’auteur, nous savons plus très bien, se dévoile plus qu’il n’y parait. Elle expérimente sous nos yeux ses premiers émois d’amoureuse. Et là nous accédons à cet indicible, si précieux en littérature  qui fait le bonheur du lecteur.
 C’est donc souvent touchant et toujours empli d’une pudeur extrême. C’est paradoxal pour cet écrivain que l’on juge facilement mégalomane.
Nous passons souvent du rire aux larmes.
Je vous recommande donc chaleureusement ni d’Eve ni d’adam, vous passerez un bon moment.
par elliot publié dans : kul' ture
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Lundi 17 septembre 2007
Connais-toi, mais réserve-toi des surprises.*
Jacques Deval

* A vouloir trop comprendre qui je suis, je perds le temps qui  reste à grandir.
par elliot publié dans : Ma vie en citation communauté : Fourre-tout * inclassable
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mardi 11 septembre 2007

Chaque homme cache en lui un enfant qui veut jouer.*

Friedrich Nietzsche

* Je suis d'esprit joueur. Quel âge a mon enfant intérieur ?

par elliot publié dans : Ma vie en citation
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
depot nom de domaine sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus