" Demain, nous partons par le premier ferry" .
Dernière phrase de " un instant d'abandon " de Philippe Besson.
17.30 Sortir d'un roman n'est pas toujours facile. Sortir d'un roman de Philippe Besson est toujours un régal. Le temps s'y écoule autrement...il y a des vides , des blancs entre les mots. Il y flotte souvent une douce mélancolie... On s'attache toujours très fort à ces personnages égarés dans leur propre existence qui s'accrochent pourtant à leur destin.
J'ai jamais terminé les jours fragiles ( l'avant dernier opus de l'auteur ) . Je m'étais buté contre cette évocation des derniers jours de Rimbaud vu par la correspondance de sa soeur . Je ne sais pas si j'ai envie de m'y replonger.
Celui-ci est tout autre, dès les premières lignes, je frissonais, pris , envouté, bercé par la douce et dangereuse voix du narrateur (thomas ) . Je l'aime vite ce mec avec toutes ces fêlures... Je vous laisse juste ce qui est écrit en quatrième de couverture, pour donner envie de lire Philippe Besson.
" L'histoire commence là, dans une ville de bord de mer en automne. Un homme revient et avec lui, c'est le passé qui ressurgit. Des années plus tôt, il a été condamné pour un crime, peut-être le plus impardonnable qu'il soit.
Les gens n'ont pas oublié. Il ne revient pas demander pardon. Il veut retrouver au plus âpre de lui-même cet état d'innocence dont on l'a si violemment privé.
Mais en finit-on jamais avec ses disparus et le temps d'avant ?"
Et si vous souhaitez commencer encore plus fort avec cet auteur , je vous conseille : son frère ....adapté au cinéma par Patrice Chéreau.
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