Lundi 27 août 2007
Non l’été n’est pas mort, il persiste et signe. Les températures grimpent.
Les plages s’emplissent, et le soleil prolonge l’envie de Farniente.
Plaisir des corps allongés au bord de l’eau, le livre de l’été qui traîne sur la serviette, promesse d’un moment hors du temps, ou simplement sentir sa peau frémir sous les rayons du Soleil.
Rien de mieux qu’un peu de lecture plaisir, de romans sentimentaux, de belles aventures romanesques ou de thrillers haletants.
Si le temps est encore en vacances, la rentrée littéraire bouscule la donne et va déferler avec ces 727 ouvrages cette année.
Impossible d’y échapper, ils sont là presque arrogant sur les rayons au milieu des cartes postales et des huiles de bronzage sur vos lieux de villégiatures.
Les nouveautés envahissent donc subrepticement nos vacances.
Impossible donc d’ignorer « l’aube, le soir ou la nuit » un témoignage écrit par Yasmina Reza.
Pour certains c’est le livre événement de notre rentrée littéraire qui déjà serait pressenti pour le prochain goncourt.
Pour d’autre, encore une énième bulle de communication présidentielle.
Qu’en dire ? Que faire ? le lire pour vous offrir mon opinion, forcément subjective, car celle d’un lecteur non averti.
L’écrivain Yasmina Reza a suivi l’intimité d’un ministre d’état pendant près d’un an. Le récit débute l’été dernier.
Ce personnage politique deviendra bientôt candidat officiel de l’UMP avant de devenir le président de toutes les française et les français.
L’auteur tente un récit distancié de l’homme, de l’animal politique qu’il est. Elle souhaite traquer les gestes qui montreront la bête dans sa simple condition d’homme. Elle le perçoit finalement comme un enfant insatiable qui s’ennuie si vite.
Les cinquante premières pages sont alléchantes, nous sommes de petites souris dans l’œil d’une femme maniant fort élégamment notre langue,
de petits rongeurs qui observent le ministre côtoyer des dirigeant d’états ( comme celui des Etats-Unis, d’Israël ou d’Algérie ) .
Nous sommes là des témoins privilégiés. « Quelques gouttes de géopolitique expliqués aux nuls que nous sommes ». Joli moment de vulgarisation salutaire.
Le soufflet retombe très vite, hélas.
L’ennui gagne vite le lecteur, le propos devient moins distancié. Yasmina Reza semble être séduite, perd tout recul. L’auteur nous alimente de reportages « très paris match » avec un insipide jour de l’an place beauvaux.
Nous la surprenons même dans son propre ennui d’une fin de campagne interminable.
Je ne comprends pas les attaques violentes faite au philosophe Michel Onffray. Elle se contente de piques récurrentes sans explication de texte. Dommage.
La lecture est néanmoins agréable et bien construite. Finalement, nous pouvons presque y trouver du plaisir.
Vous n’apprendrez rien de plus sur cet illustre ex candidat devenu président.
Ses détracteurs continueront à le détester et ceux qui l’apprécient en auront pour leur argent.
Je crains donc de me rallier au camp de ceux qui pensent au dernier coup médiatique du moment pour alimenter le mythe d’un président différent.
Yasmina Reza a pris un risque, c’est une démarche courageuse et louable, elle a tenté…
Bjork a dit
La prochaine fois sera la bonne madame Reza , j’en suis convaincu.
Bonne lecture à tous et toutes et très vite je vous causerais de ni « d’Eves ni d’Adam le dernier roman d’Amélie Nothomb. »
par elliot
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kul' ture
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