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Commentaires

Mercredi 31 août 2005

Je tiens la possibilité d'une île , le dernier roman de Michel Houellebecq entre les mains . J'ai lu uniquement Plateforme de lui , il m'avait beaucoup marqué jadis, c'était finalement assez poétique ( oui c'est  décalé de dire que Houellebecq est un poète) . Il est 23.32 et j'en suis à la page 65.  La construction est singulière , il faut entrer dans ce montage   ou les daniel ( le narrateur ) parlent à différents moments d'incarnation ... Dans  le daniel 1, on reconnait parfaitement le " Personnage récurrant de l'auteur ...    PAUSE  

En me relisant , je me dis que personne va rien comprendre à tout ce charabia ...et que cela ne donne guère envie de s'y plonger ....

 J'y retourne, je vais sans doute lire toute la nuit ,  une délectation  pour continuer à savouer ces journées de retour au " presque rien "   (...)

 
par elliot publié dans : kul' ture
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Mardi 30 août 2005

" Demain, nous partons par le premier ferry" .

Dernière phrase de " un instant d'abandon " de Philippe Besson. 

17.30      Sortir d'un roman n'est pas toujours facile. Sortir d'un roman de Philippe Besson est toujours un régal. Le temps s'y écoule  autrement...il y a des vides , des blancs entre les mots. Il y flotte souvent une douce mélancolie... On s'attache toujours très fort à ces personnages égarés  dans leur propre existence qui s'accrochent pourtant à leur destin.

J'ai jamais terminé les jours fragiles ( l'avant dernier opus de l'auteur )  . Je m'étais buté contre cette évocation des derniers jours de Rimbaud vu par la correspondance de sa soeur . Je ne sais pas si j'ai envie de m'y replonger.

Celui-ci est tout autre, dès les premières lignes, je frissonais, pris , envouté, bercé par la douce et dangereuse  voix du narrateur (thomas ) . Je l'aime vite ce mec avec toutes ces fêlures... Je vous laisse juste ce qui est écrit en quatrième de couverture, pour donner envie de lire Philippe Besson.

" L'histoire commence là, dans une ville de bord de mer en automne. Un homme revient et avec lui, c'est le passé qui ressurgit.   Des années plus tôt, il a été condamné pour un crime, peut-être le plus impardonnable qu'il soit.

Les gens n'ont pas oublié.   Il ne revient pas demander pardon. Il veut retrouver au plus âpre de lui-même cet état d'innocence dont on l'a si violemment privé.

Mais en finit-on jamais avec ses disparus et le temps d'avant ?"

Et si vous souhaitez commencer encore plus fort avec cet auteur , je vous conseille : son frère ....adapté au cinéma par Patrice Chéreau.

 
par elliot publié dans : kul' ture
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Mardi 30 août 2005

Lire...urgence à lire ...

Oui, mais quoi... Amélie Nothomb nous apporte son dernier Bébé ! Elle enfante presque chaque mois de septembre ! Régularité d'un chronomètre ( made in swiss ) , aucune marque de ces différentes  grossesses sur son visage toujours juvénile. Mais quel est ton secret de beauté chère Amélie ?

C'est cheyenne ( colporteur du faire part de naissance ) qui m'annonca la nouvelle.  J'ai peu lu d'elle : sutpeurs et tremblements, la cosmétique de l'ennemi, Robert des noms propres ) .... J'ai donc acheté hier à 15.03 , acide sulfurique , que j'ai lu dès ma sortie de la fnac, installé au Mac do autour d'un Coca light !  Un roman d'amélie Nothomb se lit toujours très vite, c'est court, écrit dans l'urgence, emplis de rebondissements . Moi j'ai beaucoup aimé ... Le propos du livre est audacieux, rapprocher la shoah et la télé-réalité est un parti pris courageux !  Je ne vous raconterais rien du livre , à décourir par vous même ! Tout ce que je peux vous dire, c'est qu'amélie est une sacré maline, elle vous attire, vous aguiche avec la promesse du "trash" et vous délivre  une belle leçon de littérature au coeur des grands mythes et des fondements de l'humanité ...   Chapeau bas ...  un livre d'ou l'on ne ressort pas tout à fait indemne .....   Serions-nous tous des bourreaux finalement ?

(...)

 
par elliot publié dans : kul' ture
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Lundi 29 août 2005

Enfin avec presque deux mois de retard , j'ai enfin  vu le dernier film de Tim Burton : Charlie et la Chocolaterie. J'ai vécu  ce retour dans les salles obscures comme une célébration ! J'ai choisi de le voir en Version Originale. Arrivé à 15.30 pour la séance de 15.45 , les grilles du cinéma étaient fermées ! Diantre , me suis-je trompé ? En ce moment je fais moyennement confiance à ma mémoire ( ya plein de trous ces temps-ci ) ...Pas d'affolement, un jeune homme arrive en vélo suant à grosses gouttes, s'excusant pour son retard ! C'était le caissier projectionniste du cinéma ! Ouf alors, je vais pouvoir entrer . Installé au milieu de la salle, nous sommes 5 . Le noir se fait rapidement... nous entrons dans la cheminée de la Chocolaterie , le film commence .

J'ai ri , pleuré parfois à ce joli conte  pas niais du tout ... quelque peu cynique parfois ( merci Tim ) et avec  un regard " alerte" sur l'enfance et surtout sur l'éducation de ces chères têtes ( pas toutes blondes ) . Ce film donne quelques piste sur ce qu'est l'enfance ... l'importance de la filiation, le besoin vital d'être aimé et reconnu pour ce que l'on est.  En tout cas même si la fin est  "happy" , il  dégage tout de même une noirceur toute sympathique de cette fable pas du tout manichéenne .

A savourer ... ( donc ) 

 
par elliot publié dans : kul' ture
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Dimanche 28 août 2005

Mission accomplie .

Samedi 7.00 : Nous montons dans la voiture.

Contempler une dernière fois l'endroit ou j'ai vécu presque 3 mois. Le petit matin a presque fini de s'installer, la fraicheur est encore ambiante, le village désert. Tout est déja installé pour accueillir  au petit déjeuner les  premiers vacanciers  peu coutumier des grasses matinées. Remettre mes clés de chambre etles autres   qui faisait de moi  un clone ( grand modèle  ) de passe partout la star de fort boyard. Dire au revoir aux collègues qui sont  à leur poste de travail si tôt ce matin . Partir , vite. Nous filons de Figagnières . La lumière est radieuse, douce, le soleil étale ses premiers rayons sur le paysage. Nous sentons l'humidité de la nuit vouloir s'échapper ...Quitter la Provence ....

Un collègue de travail ( plongeur et aide cuisinier ) m'a proposé de me déposer à Valence . Lui, son périple continuera  jusqu'au Pas de Calaisavec une halte aux Ménuires en Savoie.. La voiture est emplie de bagages. Nous sommes de curieux nomades, vite  déja  mélangé, absorbé  au flot de voitures qui remontent elle aussi sur l'autoroute. Je suis silencieux. Je savoure ce départ, je n'ai pas envie d'en perdre une miette. Mon compagnon de route  me propose de mettre de la musique...J'ouvre la boite à gants et prend au hasard la première cassette qui me tombe entre les doigts...Lara Fabian avec l'album Nue... Soit . Notre chère Diva à la française accompagnera mes pensées un petit moment.  J'adore ces moments de retour...ces espaces de transition... Mon corps, mon esprit est en stand bye  tranquillement en salle d'attente de mon aéroport intérieur.... Les paysages défilent...Le ciel commence à se couvrir , la nostalgie commence à remonter... je me passe le film de l'été... Je me souviens de quelques visages d'enfants...Je suis content de rentrer même si c'est plus tôt que prévu (sic ) .

Boire un café...nous sommes pourtant proche de l'arrivée...J'ai besoin de prolonger le voyage, pour quelques minutes . L'aire d'autoroute ( c'est pourtant seulement 9.30 ) frôle l'asphixie... Je me sens soudain  agoraphobe. Faire la queue . Je suis égaré , j'attend mon tour pour les cafés, je suis absent,  ... je regarde tout s'agiter autour de moi ...

S'installer, entendre le vacarme autour de soi, nous sommes silencieux, les cafés sont infectes, nous reparons.. en traversant la salle ( une sorte de cafétaria )... un flot rouge m'entoure... des joueurs amateurs de foot doivent faire aussi une halte .... une vingtaine de mecs en jogging rouge ... cela ne peut être que des " footballeurs ".Nous repartons...Changer l'univers musical de notre habitacle ,  un best of des grands airs classiques.... Nous revoila sur l'autoroute avec la chevauchée des walkyries ...Le paysage se fait très familier, la pluie présente... le froid nous envahit... Nous  arrivons à Valence. 10.30 .... 

Fin du voyage..( ...)

par elliot publié dans : Le journal fragmenté
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