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Commentaires

Vendredi 13 avril 2007

J'ai de l'embarras avec les souvenirs. Je n'y puise pas vraiment dedans pour avancer. Je ne m'y vautre pas. Mais ils sont là , indéniablement. Qui pourrait vivre sans souvenirs ? Les miens sont classés, rangés, triés, jalonnés.

De ce fait , l'embêtant avec un blog, c'est qu'il ne hierarchise point le souvenir, il est figé , brut.

Claque dans la tronche, rien qu'en relisant les derniers articles, il y a comme de sacrés relents de cuisinière mal éteinte. Comme un air de taillage de veine.

J'ai ouvert les fenêtres en grand, élimer tout ce qui est tranchant ( sourires), tant pis je devrais être barbu pour quelques temps.

Je rigole, je rigole , cela me gêne parfois de fixer la mélancolie sur papier ou sur blog. Cela fige l'état du moi et ne le réduit qu'à du mal être. Alors que la bestiole est beaucoup plus gazeuse que  cela. Elle va et elle vient.

Allez, je décrète avril , mois du nez rouge !!!!

par elliot publié dans : Le journal fragmenté
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Vendredi 13 avril 2007
 
C’est Avril qui défile tranquille, posant un léger hâle sur les corps qui frémissent et qui
N’osent à peine se dénuder.
J’aime le printemps, le temps des jonquilles, des tulipes, des massifs impeccable dans les jardins publics.
Je ralentis l’allure. Depuis quelques temps tout s’est mis à accélérer. Une surcharge de travail dans mon activité professionnelle. Fais le bilan : j’ai simplement travailler 7 jours sur 7 tout le mois de Mars. Je suis en colère contre mon employeur, mais je n’ai pas  osé dire non. Non par peur de représailles  mais sans doute par orgueil de me sentir utile au développement de la structure. Je me leurre, je le sais bien. Le monde continuera bien sans moi. Et puis mon esprit était occupé à élaborer, conceptualiser, organiser.
Epuisé, éreinté, le corps las, au bord de la rupture physique, le manque de sommeil.
Trois jours pour dormir, réguler, rêves étranges ou mon cerveau range stocke et jette.
Je suis à la croisée des chemins. Le temps des choix. 4 mois maintenant, la vie sans cheyenne.
Heureux d’avoir aimé et être aimé. Peur d’aimer à nouveau.
Je continue à travailler la terre de mon jardin intérieur.
Besoin de rupture, m’attaquer à un nouvel os à ronger.
Le 2 juin je pars pour le Sud, enfin ! Revoir la mer, m’embarquer pour une nouvelle saison, pleine de surprises, d’aventures.
J’ai besoin de respirer un air neuf.
Quitter Lyon pour de bon m’effleure, recommencer une vie de nomade m’excite. J’hésite et encore résiste. L’heure des choix, choisir c’est renoncer, accepter de perdre, mais c’est surtout avancer, se transformer, grandir.
 
(…)
 
par elliot publié dans : Le journal fragmenté
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Lundi 5 février 2007

Cheyenne m'a quitté , il y a maintenant trois semaines. J'avais pas remis les pieds ici. Refaire surface, notre far-west n'est pas en flamme. Il est toujours là ... notre histoire va évoluer...histoire à suivre donc.

Il plane toujours dans mon quotidien, les fils d'ariane sont partout, je digère l'absence. Nous nous écrivons et maintenont le lien.

Le cow-boy (seul)  ...

par elliot publié dans : Le journal fragmenté
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Dimanche 7 janvier 2007

Une petite frayeur ...Je reviens sur les traces de mon blog ! Dernier post le 03 Décembre 2006 . Silence. Aujourd'hui dimanche . Pas habillé ( un pyjama avec des nounours en guise de doudou corporel ), pas rasé de 3 jours . Je commence l'an neuf de manière un ptit peu négligé. Demain, retour par la case travail.Ce matin le ciel m'avait cligné de l'oeil en m'offrant une petite lueur de chaleur rayonnante. Ce n'était finalement qu'un leurre ( grisaille envahissante à l'ordre du jour ).Je suis au point mort. Je suis une sorte de baleine échouée sur une vaste plage d'un océan froid.

Quand cet état m'envahit, je suis une proie facile à toutes les paranoïas. Je suis fragile. La nouelle peau tarde à pousser. Me voilà sans protection, à la merci des flèches perdues du far-west.

Je survivrais. Comme toujours.Je survivrais.

Aimer ça fait mal quand même. Surtout quand 800 kilomètres séparent les gens qui s'aiment.

NOUS

Pour t'aimer j'ouvre en grand la boite.Cela devient délicat quand tu n'es plus là. Je suis seul, amputé, la sensation d'un manque terrible finit par me paralyser. Remonter la pente. Se re-faire à l'idée d'être seul un moment (  un mois et demi ) pour enfin te retrouver. Jouer au yo-yo émotionnel ( épuisant ) . Pourquoi ne puis-je aimer sereinement, sans excès,sans y mettre toutes mes plumes ? Mais chut !!!  je crains déja avoir trouver la réponse .

C'est chiant la vie des fois .

(...)  

 

par elliot publié dans : Le journal fragmenté
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Dimanche 3 décembre 2006
Je reviens par ici . Absence. Quelques semaines qui deviennent presque deux mois ! Et pendant tout ce temps-là ? Que fis-je ? Je me réveille  à peine de cet arrêt momentané de la trace dans la toile . Errer, perdu de ma vue ! Mais , finalement toujours revenir .
Raconter. Difficile par "mon" temps qui court, court de vous exposer mon indiscible.
Silence, cultiver le mutisme .
Simplement te, vous dire : I 'm alive ( merci céline pour cette fabuleuse pensée ! )

( à suivre...)
par elliot publié dans : Le journal fragmenté
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