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Mardi 9 octobre 2007

Mon ami noumaïos m'envoya ce matin un curieux courrier électronique. Ce sont ( à priori ) les nouvelles aventures de martine. Je suis fort étonné  de la tournure de la nouvelle vie de martine. Je suis même très inquiet pour elle.

Les albums de Martine, c'est toute une partie de mon enfance qui remonte à la surface. J'allais tous les mercredis chez ma grand-mère. Je devais avoir 6/7 ans. J'aimais beaucoup aller chez ma grand-mère. Chaque mercredi, au goûter, j'avais droit au verre de lait, aux chamonix, et à la barre de chocolat fourré à la crème de fraise ( un véritable régal ) .

Sur l'armoire une chose me fascinait. Une boite transparente était remplie de pièces de 10 francs. Chaque mercredi , j'avais droit à ma pièce. Je ne la réclamais pas , c'était un rituel . 
En me replongeant dans ces souvenirs, je me rends compte comme j'étais choyé par mes grands parents maternels partis trop tôt. Eux qui eurent une vie simple, vivant de peu . Nous les petits enfants, nous étions gâtés.  Repu du regard bleu bienveillant de mon colossal grand-père qui jouait aux dominos, aux petits chevaux avec moi, il m'emmenait braconner le lièvre au bord du rhône. J'étais fasciné par sa cave,  un bric à brac de centaines d'objets. "Pépé Jo" ramassait tout , accumulait tout, il disait que cela pouvait toujours servir à réparer quelquechose ! 

Avec les 10 francs , j'allais m'acheter souvent un martine. Parfois je succombais pour Pif gadget. Martine me faisait rêver, j'adorais sa belle vie de petite fille riche, je partais avec elle dans ses aventures. Quand on est enfant on aime bien quand tout est beau , tout est parfait, tout est merveilleux ! Et martine était vraiment parfaite, gentille, courageuse, sensible.

Aujourd'hui j'ai 34 ans ! Martine a pris un coup de mythe quand même ! 
Je me rappelle mes gôuts "spéciaux" de littérature enfatine, j'ai donc de l'indulgence quand ma nièce me réclame des albums roses qui brillent et qui parlent de princesses.

Les enfants ont mavais gôut , c'est pas grave , c'est même fort necessaire !!!

ALors  allez donc voir comment a fini cette malheureuse martine.
par elliot publié dans : Le journal fragmenté communauté : Fourre-tout * inclassable
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Mercredi 3 octobre 2007
L’automne arrive, si si,  même si les températures sont encore douces. 
Le froid nous espionne, encore caché, mais aux aguets prêt à sévir .
Voici un roman  à lire  quand l’automne vous aura totalement assiégé. Vous serez tranquillement installé chez vous, sur votre fauteuil préféré ou même au fond de votre  lit. Il y aura une couverture, un tissu, une couette  tout prêt de vous pour vous envelopper. Il y a des romans que l’on dévore. 
Celui-ci se lira du bout des lèvres comme une caresse.
 Eteindre le téléphone et ses déclinaisons sera apprécié. Du chaud à boire pour la gorge, pourquoi pas. Ce roman nécessite donc un peu d’organisation  et  ne pourra ainsi être lu  n’importe ou.
«  Depuis toujours elle s’est perdue. Bébé, ses parents l’oublient à la fête foraine. Fillette, elle s’égare avec plaisir dans les bois. Trente ans plus tard, à l’hôpital, on l’a dit perdue. La tumeur, une étoile accrochée à son cerveau, l’a fait basculer dans un univers d’anges et d’ogres ». Fabienne Juhel vous entraîne dans les bois dormants.
Si le sujet  tourne autour de la maladie « le cancer » qui éloigne peu à peu une mère de ses deux enfants, de son mari .L’auteur choisit l’univers du conte initiatique et de la poésie. Nous voilà nous embarqué dans un univers ou règne la fantaisie, Cette femme est perdue, se raccroche à l’enfance et plonge dans les rêves , les bois dormants.
Lorsque le coma l’emporte,  son mari lui tenant la main dans  la chambre d'hopîtal elle est partie cueillir des mûres.
Tout ne s’explique donc pas.
 Comment parler d’un sujet tellement difficile qu’est la maladie qui entraîne inexorablement vers la mort? Il ne restera que deux mois à la narratrice de survie après le diagnostic des médecins.
Les histoires, les contes de notre enfance recèlent des cachettes,  des endroits ou nos peurs peuvent s’apaisaient, ou nos désirs pouvaient trouver écho. Fabienne Juhel utilise le même procédé et nous embarque dans cette histoire inoubliable, ou les bois récelent de nombreux chemins. Nous ressortons de ce livre différent, car nous renouons avec l’enfance et sa poésie.
 L’écrivain est une orfèvre des mots, une écriture simple mais tellement ciselée.
 je ne résiste donc pas à vous en  lire un passage . «  La première page d’ailleurs »
«  Je me suis perdue. Ça devait  arriver. Je me perdais souvent avant. Une histoire commencée très tôt avant de devenir une habitude. Une humeur aussi. Un petit héritage de famille en somme. Pas grand-chose. Un legs que personne ne vous jalouse Et qu’on empoche. Pas la peine pour le coup, de le formuler dans les clauses testamentaires. »
Deux semaines après ma naissance, mes parents me perdent à la fête foraine.
Pas vendue ni échangée contre des tickets gratuits mais perdue, égarée, oubliée seulement."
 
Fabienne Juhel publie donc son deuxième roman «  les bois dormants » aux éditions du Rouergue. Elle est professeur de lettre en Bretagne.
Bonne lecture au coin du feu.
La semaine prochaine je vous parlerais De Philippe Claudel : «  le rapport de Brodek » 

Chaque mercredi soir , entre 20h et 20h30 retrouvez cette chronique littérature sur cieltv.com
par elliot publié dans : kul' ture
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Mardi 2 octobre 2007

Lyon, dimanche soir.

Place des terreaux.Terrasses des cafés dégoulinant sur le parvis imaginé par Buren.
Biennale d'art contemporain oblige, slogan en néon bleu "nouvelle vague"  se reflète sur la place. Le tout est  accroché sur la façade du musée des Beaux arts : " le palais Saint Pierre".
Les chevaux de la fontaine de Bartoldi n'en finissent de cracher une brume d'eau douce  expulsés par les naseaux. Des enfants jouent à l'eau  avec les petits jets ornant la place. La façade de l'hôtel de ville est barricadé d'échafaudages. Des gens attendent d'autres autour de la fontaine. L'endroit, lieu incontournable des retrouvailles des amoureux , des ami(e)s cherchant la fête. Un air de tango  envahit l'air. Des couples de danseurs  sont là , irréels, imperturbable au milieu de nous.  Un jeune homme ( à peine 10 ans ) zig zag au milieux d'eux en trotinette 
La cumparsita éffleure mes oreilles . Mon coeur trésaille, je suis heureux, une immense émotion m'envahit. Ravi de cet improbable situation. La vie explose parfois à mon coeur comme ici sans vraiment comprendre ce qui m'arrive. 
(...)

par elliot publié dans : Le journal fragmenté communauté : Fourre-tout * inclassable
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